Délégationde Nouvelle-Calédonie

Les cours de français au Secours Catholique

Le témoignage de Mickaëlla

Depuis bien longtemps, l’équipe d’alphabétisation du Secours Catholique s’active en Nouvelle-Calédonie. Du temps des « « boat people », il y a une douzaine d’années, ils étaient très nombreux à bénéficier de toute l’attention des bénévoles, et tous s’en souviennent… Certains parmi eux sont devenus de fidèles donateurs et ainsi, la roue tourne : merci. Aujourd’hui encore, chaque semaine, des élèves suivent nos « Ateliers de Français pour tous »… Témoignage.

Les cours de français au Secours Catholique

Durant toutes ces années, cela n’a pas été facile de suivre les cours, car il fallait vouloir apprendre et se dire : « Je vais réussir ! » J’allais à la cathédrale le lundi et le jeudi, de 14 heures à 15 heures, sauf [pendant] les vacances scolaires. Maintenant, j’ai une plus grande confiance en moi. L’écriture m’a donné l’envie de continuer pour toujours progresser, et les voyages me permettent de mieux analyser les choses de la vie.

J’aimais aller aux cours parce que je faisais des progrès et les bénévoles me recevaient bien. Je me sentais rassurée et j’ai toujours eu des encouragements. Pour moi c’était très important, pour mieux aller de l’avant. J’ai eu des moments très forts avec quelques bénévoles, et une très grande complicité. Je leur confiais mes problèmes personnels, ou je leur demandais des conseils. Quelques- unes ont quitté le territoire. Pour moi ce fut une grande tristesse. Malgré tout je continuais les cours et mon cahier devenait de plus en plus présentable. J’ai appris à encadrer [les textes] de plusieurs couleurs pour mieux comprendre le sens des phrases. Parfois, je me retrouvais seule dans le groupe, à cet instant je ressentais [que la personne bénévole] me donnait les cours avec plaisir. Je pense qu’elle voyait que je voulais réussir. C’étaient des moments privilégiés et un bonheur. Bien sûr, il y a des jours où [l’on a] envie de rentrer vite à la maison, surtout quand on est fatigué de la journée ou [qu’on a] des soucis personnels.

Bref, j’ai réussi à tenir jusqu’au bout, mais bien sûr, j’ai toujours besoin du dictionnaire. Surtout, ne jamais baisser les bras, toujours se dire "je vais [y] arriver" pour mieux avancer : vous allez voir, les choses [deviennent] différentes et vous aurez envie de faire des projets, peut-être de faire des voyages ou d’écrire un livre, peut-être de changer de look, bref, [de réaliser des choses pour] être mieux dans sa tête et dans son corps.

J’encourage les personnes qui ont pris la bonne décision d’apprendre le français. Avec beaucoup de persévérance et de confiance, elles vont y arriver. Bonne continuation dans l’orthographe et aussi dans la lecture. J’espère que mon témoignage va vous encourager pour mieux continuer dans votre cours de français et aussi, dans la vie quotidienne.

Merci aux bénévoles qui consacrent de leur temps pour les cours de français ainsi que pour d’autres activités.

Imprimer cette page

Faites un don en ligne